Anne Quéméré est devenue une habituée du Grand Nord canadien. Depuis 2014, elle retourne régulièrement dans les Territoires du Nord-Ouest et plus particulièrement à Tuktoyaktuk, petit hameau installé sur les rives de la mer de Beaufort. De ces nombreux séjours là-haut, aux confins du monde elle a rapporté une moisson de photographies. La Nature, la communauté inuvialuit qui y habite, la faune, la flore, tout est sujet à découverte et questionnement.
Les Inuits doivent aujourd’hui faire face à d’importants changements qui aussi bien climatiques que culturels. Les photos et les textes qui les accompagnent nous éclairent sur leur destin, qui est lié au nôtre : « Beaucoup pensent là-bas que Tuktoyaktuk n’existera plus d’ici 15 ou 20 ans... » dit-elle.
Un constat inquiétant d’Anne Quéméré en Arctique : l’été polaire n’aura pas lieu cette année. « L’an dernier, à la même époque, les températures oscillaient entre 10 et 15 degrés. Cette année, nous étions autour de 0 degré...un été plutôt revigorant ! » explique la navigatrice. Outre cette météo exceptionnelle pour cette région du monde, l’érosion des côtes, observable au quotidien, est l’un des autres effets du réchauffement climatique qu’Anne Quéméré a pu observer.