
Parution le 29 mars 2024
Le Blocus
Napoléon et le blocus maritime
Pointe de Bretagne 1793-1815
Jean-Jacques GRALL
Broché, rabats
16,5 x 24 cm
264 pages N&B
+ 16 pages hors texte couleur (environ 50 illustrations)
24 €
ISBN 978-2-36833-494-2
Le Blocus : Napoléon et le blocus maritime - Pointe de Bretagne 1793-1815
La guerre avec l’Anglais sous Napoléon conduit au blocus maritime des côtes. Ses conséquences en Bretagne sont multiples.
De 1793 à 1815, la France fait face au plus long conflit maritime de son histoire, marqué pourtant par deux seules grandes batailles : Aboukir en 1798 et Trafalgar en 1805. Mais le blocus maritime qu’imposent les Britanniques se ressent durement sur les côtes, et plus particulièrement celles de la Bretagne. Nous sommes alors en pleine période napoléonienne et le premier consul Bonaparte sera sacré empereur en 1804.
Le blocus maritime est une réponse directe au blocus continental imposé par Napoléon et ses vassaux et alliés, de l’Espagne à la Russie, visant à étouffer l’économie de la perfide Albion.
Car celle-ci est maîtresse des mers et la flotte française est réduite à néant ou immobilisée dans les ports sous la menace constante des canons anglais qui interdisent toute sortie. Les matières premières issues des colonies et les marchandises manquent, les descentes ennemies se multiplient, affolant les défenses côtières, les espions font florès, les îles de la mer d’Iroise sont un enjeu important…
La réponse militaire est entravée, mais des initiatives plus modestes de harcèlement sont prises, visant à percer le blocus ou à arraisonner des vaisseaux marchands : c’est la guerre “de course” qui voit les populations littorales et les marines s’adapter à la contrebande, soit pour la favoriser, soit pour la combattre, suivant à quelle rive de la Manche elle entend servir… Le conflit ne se limite pas au littoral breton, loin s’en faut ! Cependant, un de ses lieux emblématiques est sans conteste l’Iroise, large porte d’accès du port de Brest. Pendant plusieurs années, malgré quelques nuances, les seules voiles qu’on peut y voir sont… anglaises. Le canal de Nantes à Brest sera une autre réponse de Napoléon pour tenter d’amoindrir les effets du blocus sur les voies de circulation.
Cette « guerre des côtes » est ici évoquée avec brio par Jean-Jacques Grall, fruit d’un patient travail de collecte d’archives et d’analyse de ses épisodes les plus marquants. Parfois, la réalité dépasse la fiction et on se retrouve plongé dans des aventures dignes des plus beaux scénarios hollywoodiens !Jean-Jacques GRALL est un historien, professeur agrégé, qui a enseigné dans la région de Brest et exercé les fonctions de conseiller-relais au Service historique de la Défense et au musée national de la Marine. Il a été coordinateur académique du groupe de travail « Mer et enseignements ». Il a publié Un matelot de la Royale (éd. Skol Vreizh, 2000) et contribué à deux beaux-livres collectifs avec l’Institut français de la mer, dont il fait partie : Brest, port d’explorateurs et La Jeanne, une vie d’aventure (éd. Locus Solus, 2020 et 2024).
