Henri Rivière (1864-1951) et Mathurin Méheut (1882-1958) ont en commun une même attraction pour l’art japonais. Pour Rivière, qui n’y est jamais allé, c’est un Japon rêvé, étudié, analysé dans ses moindres détails, et cette influence est évidente. Pour Méheut, c’est un Japon vécu, qui va l’inspirer pendant plusieurs années après son retour de voyage au pays du Soleil levant en 1914.
S'ils ne se sont a priori jamais rencontrés, ces deux artistes ont aussi en commun d'avoir traité sous ce prisme japonisant leurs tableaux et estampes sur la Bretagne, leur autre passion. Ce catalogue présente 100 œuvres issues des meilleures collections tant publiques (musée Guimet, des Arts décoratifs, BnF, etc.) que privées, et de nombreux documents d'archives, pour certains inédits. Il documente ce parcours parallèle en lien avec le japonisme, courant alors en vogue dans tout l'art occidental. Rivière en a été l'un des plus grands amateurs et sa collection d'estampes anciennes sera en grande partie léguée à la BnF. Méheut, passionné par l'exotisme, rapportera du Japon des scènes saisies sur le vif qui montrent les traditions et la nature.