
Parution le 24 octobre 2025
Le K barré, lettre interdite
Yann RIOU & Jacques ANDRÉ
Poche 12.5 x 17.5 cm
96 pages N&B Environ
25 illustrations
9.90 €
ISBN 978-2-36833-578-9
Le K barré, lettre interdite
Un précis amusant sur une lettre disparue de l'alphabet qui revient en faveur : le «K barré», un marqueur identitaire breton, mais pas que…
Yann RIOU enseigne les maths en école d'ingénieur. Il est aussi un collecteur breton, ethno-linguiste, spécialiste des cultures littorales (Finistère). Il a publié de nombreux articles et ouvrages, seul ou en collaboration parmi lesquels : Paroles de gabariers et Paroles de Sénans, la pêche (éd. Yoran Embanner, 2011 et 2022) ; Île de Batz, marins et bateliers (éd. Skol Vreizh, 2017).
Jacques ANDRÉ est un chercheur en informatique (Cnrs, Inria), spécialiste de l'histoire de la typographie. II crée et dirige le projet européen Didot d'enseignement de la typographie numérique et anime des colloques internationaux et revues (Cahiers Gutenberg). Il participe aux ouvrages de référence (pour le vol. sur la typo du 18e au 20e siècles) de l'Atelier Perrousseaux.
La lettre K avec sa partie inférieure entrecoupée d'un trait oblique, dite «K barré», est une lettre aujourd'hui mystérieuse alors qu'elle a fait partie de nos alphabets durant des siècles. C'est dans la transcription de noms bretons qu'elle a longtemps survécu, abrégeant le mot ou préfixe ker, qui signifie lieu habité, hameau. On le trouve dans d'innombrables noms de lieux ou de personnes. Les scribes ont abrégé les lettres er par une courbe qui a fini par venir barrer le K. Mais l’unification typographique dans le domaine de l'administration en France a progressivement relégué puis interdit le K barré ! Pourtant, il revient en faveur de nos jours : des artistes comme le chanteur Dom Duff ou le réalisateur Gustave Kervern (qui signe «K/vern») cherchent à l'imposer jusque sur leur carte d'identité. Le K barré devient alors un marqueur identitaire au même titre que le «n tilde», qui a tant fait débat dans le prénom Fañch, avec un combat très médiatisé. Ce petit précis par deux passionnés de la langue, en France et en Bretagne, fait un point érudit et malicieux sur la question du K barré et ses implications inattendues dans notre quotidien.
